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CREATORS
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MAD IN PROVENCE
Le cycle "MAD IN PROVENCE" comportera trois volets. Le projet - the project - lou proujèt
Tout a commencé par une série de questions : «Où en sommes nous maintenant? Et autour de nous, où en est-on, où en est l'art? Nous, qu'avons nous à dire sur le statut de l’art et de l'artiste en Provence, face à l'évolution des langages plastiques qui constituent aujourd'hui l'art contemporain?»
Depuis l’avènement de l'impressionnisme, la Provence a inspiré nombre de peintres avides de lumière : Cézanne, Van Gogh, Matisse, Picasso, de Staël.... Aujourd'hui, la peinture de paysages, nature morte ou scènes de genre, est le champ réservé des «maîtres provençaux» reconnus pour leur talent, affiliés à diverses écoles «provençalistes»...
Aujourd'hui, l’art dit contemporain ne s’occupe plus uniquement de représenter le réel, il est devenu conceptuel, abstrait, cinétique ou multimédia *. D’autres langages et d'autres enjeux sont mis en œuvre, d’autres «motifs», moins rétiniens mais plus sociologiques, psychologiques ou culturels sont investis.
De fait, ces questions suscitent une nouvelle question : «Qu’en est-il de la culture provençale, de sa transmission et de sa diffusion face aux phénomènes d'hyper-flux migratoires vécus par le grand Sud?»
Pour libres comme l'ère, les langages plastiques de l'art contemporain sont en mesure d'exprimer (avec parfois quelque ironie) ces questions. Ces langages peuvent même redéfinir la place et le rôle des artistes qui vivent effectivement en Provence, mais ne sont pas là uniquement pour peindre des champs de lavande ou d'oliviers, des cyprès avé le mazé, des tournesols et autres montagnes Sainte-Victoire.
- * : Il faut attendre l’avènement des «Nouveaux réalistes», de «Support-Surface» et de la «Nouvelle figuration» pour trouver des mouvements qui ont émergé dans le sud de la France, mais n’ont que très occasionnellement songé à explorer le patrimoine culturel local.
"la révolte des cigales" est un portrait ironique, une représentation grinçante du mythe provençal, préfabriqué au départ, hypermarkétisé aujourd'hui, mais figé dans son look rétro, le portrait d'une Provence en voie de côted'azurisation totale. "Cette Provence là écoeurait Giono", nous dit Jean Carrière dans sa préface à L'autre Provence (recueil photographique de Hans Silvester aux éditions Nathan image, 1987) "Désormais, la Provence n'est plus provençale: c'est le four solaire de l'Europe où viennent cuire les négresses blondes, se recycler dans le pélardon les hirsutes de Mai 68, jouer aux boules les créatures du cinéma ou du spectacle, se frotter aux gens du pays un gratin en quète de sensations fondamentales. On y tourne des poteries, on y cuit des céramiques, on y tisse des jupes indiennes, brésiliennes, guatémaltèques. On y vend des jouvences sous forme de miel et de gelée royale. Pour un peu on y mettrait l'air du pays en boîte, comme font les Anglais quand ils s'amusent".
"MAD IN PROVENCE, volet 1- La révolte des cigales" offre un parcours initiatique truculent, composé d'installations, de créations visuelles et sonores, d'estrasses et de farigoulette, et tente de traduire la profusion chaotique du mythe Provençal et sa dégénérescence occasionée par le merchandising systématique de la plupart des signes provençaux.
Avec ce volet 1 du cycle Mad in provence, libres comme l'ère ouvre son "Marché provençal" et crée une réelle dynamique d'échange : à la fois objet d'art contemporain et processus de création artistique, "la révolte des cigales" installe un monde de commerce équitable où l'art est mis à la portée de toutes les bourses, un monde d'utopie commercialisée. Pour libres comme l'ère, ce jeu du "marché" permet de dénoncer ce grand marché du "souvenir de Provence", de l'immobilier en Provence ou du piège à touriste, ce marché généralisé où tout ce qui est d'obédience provençale est à vendre, louer ou acheter : bienvenue dans un monde d'échanges impurs où la logique du marketing a pénétré la recherche artistique.
libres comme l'ère :
Identité - identity - idèntita
Créé par quatre artistes plasticiens désireux de montrer, mettre en espace et diffuser leur travail, le collectif libres comme l’ère naît en décembre 2000. D'autres artistes les rejoignent et un manifeste voit le jour: "Libres comme l’ère veut croire à cette idée de nouvelle ère libre. Ce collectif d’artistes a choisi de vivre, de créer et de partager ses passions ici et maintenant. Pour que cette ère soit libre, il faut commencer par l’inventer. Il serait question d’une ère féminine, loin du rationnalisme manichéen, caractéristique de l’ère précédente. Une ère où le féminin s’exprime par la modestie des moyens utilisés, par le rapprochement avec la nature, par un dialogue avec les cultures non occidentales...."
Les expositions depuis se succèdent à un rythme croissant: Un premier rendez-vous est proposé au public de L’Isle-sur-la Sorgue en 2001 dans l’espace de La Tour d’Argent, deux en 2002, trois en 2003 et quatre en 2004. Le collectif grandit vite : à ce jour plus de soixante-dix artistes ont montré leur travail sous l’égide de libres comme l’ère.
C’est à sa deuxième année d’existence que le collectif a trouvé son assiette en proposant systématiquement de réunir, faire travailler et exposer des artistes plasticiens en fonction d’un thème fédérateur, d’un concept ou d’une technique : c’est le cycle "THÈMES?" avec, en 2002, «Le Collage», suivi de «Faune-Flore» et enfin «Eros Attitude». Malgré un accueil favorable du public, libres comme l’ère persiste : en avril 2003 s’est inaugurée «La Maison Phénix, la maison qui renaît de ses cendres», qui mettait en installation le travail de quatorze artistes «récupérateurs» sur le thème des arts de la maison... En août, ce fût «Femmes je vous aime», qui a présenté le travail de neuf créatrices tandis qu'en octobre et novembre, les Islois ont pu voir «Un pour tous, tous pour un», où quinze peintres étaient invités à réaliser une œuvre sur un support identique pour tous.
Avec "Autour d'œufs", dernière manifestation réalisée pour les fêtes de Pâques par libres comme l'ère, se termine le cycle "THÈMES?" : lui succède le cycle "MAD IN PROVENCE", où libres comme l'ère réaffirme son ambition de création collective : après avoir réfléchi ensemble sur le sujet, les artistes de libres comme l'ère travaillent de concert à la création et la réalisation de ce projet.
A BIENTOT EN PROVENCE DU 18 AOUT AU 5 SEPTEMBRE A LA TOUR D'ARGENT (Place de l'Eglise)
Puis l'on se sent
"Libre Comme l'Ere"
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